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La taxe GAFA est enfin adoptée au Sénat !!

 
Alors que les géants du numérique sont en moyenne deux fois moins imposés que les entreprises traditionnelles en Europe, les Etats européens ont échoué à s'entendre sur la création d'une taxe commune sur leurs chiffres d'affaires. Par suite, plusieurs pays dont la France mettent en place leur propre "taxe GAFA", Le "projet de loi portant création d'une taxe sur les services numériques" , en ordre dispersé. Toute l'Europe revient sur les enjeux de ce dossier.




La Taxe GAFA a été adopté le 21 mai 2019 par le Sénat à 181 voix pour et 4 voix contre.

Le premier article de cette loi introduit une taxe de 3% appliquée aux entreprises numériques dont le chiffre d’affaires est supérieur à 750 millions d’euros dans le monde et 25 millions en France. Sont donc concernées en premier lieu les fameuses GAFA : Google, Amazon, Facebook, Apple ou encore Airbnb, Meetisc et Instagram. Une trentaine d’entreprises sont ciblées, dont une seule française : Criteo. L’impôt estimé  sur ces différents acteurs est de 400 millions d’euros en 2019.

Contenu de la loi

La loi vise essentiellement à taxer les services d’intermédiation et la publicité ciblée c’est à dire, selon le texte :
« La mise à disposition, par voie de communications électroniques, d’une interface numérique qui permet aux utilisateurs d’entrer en contact avec d’autres utilisateurs et d’interagir avec eux, notamment en vue de la livraison de biens ou de la fourniture de services directement entre ces utilisateurs. »
« Les services commercialisés auprès des annonceurs, ou de leurs mandataires, visant à placer sur une interface numérique des messages publicitaires ciblés en fonction de données relatives à l’utilisateur qui la consulte et collectées ou générées à l’occasion de la consultation de telles interfaces. »
Ont notamment été exclus de la loi les services dont l’objectif principal est le paiement, les communications et la mise à disposition de contenus numériques, tels que Netflix ou Youtube par exemple.
Le projet de loi traduit l’opinion que les GAFA « retirent de la valeur créée à raison du « travail gratuit » des utilisateurs français ». La taxe se base donc sur la valeur accordée à l’exploitation des données à des fins commerciales par ces acteurs, et sur un objectif de meilleure équité fiscale. Cette assiette de 3% sera ajustée en fonction des services effectivement taxables fournis par l’entreprise et la proportion de leurs utilisateurs français.

Décision locale pour enjeu international

Les multinationales du numérique sont régulièrement critiquées au sujet de leurs politiques d’évitement des impôts locaux malgré le profit réalisé sur les données  « gratuites » des utilisateurs. Une étude de la Commission européenne de 2018 avait en effet constaté que les multinationales du numérique payaient 14% d’impôts en moins par rapport aux multinationales « traditionnelles ».
Le gouvernement avait engagé le 6 mars une procédure accélérée sur ce projet porté par le ministre de l’économie Bruno Le Maire, après l’échec d’une décision de taxation à l’échelle européenne.
Cette taxe sera seulement valable pour trois ans, des discussions pour parvenir à un consensus étant toujours en cours à l’échelle de l’OCDE du fait de l’opposition des États-Unis. La France devient ainsi l’un des premiers pays à mettre en place un système de taxation sur les géants du numérique, espérant faire un effet levier sur les négociations.
Déjà adoptée à l’Assemblée nationale le 9 avril, la loi doit désormais être adoptée dans les mêmes termes par l’Assemblée et le Sénat en commission mixte paritaire.
À noter que cette loi comprend un second article : la revue à la hausse de l’impôt sur les sociétés en 2019, dans le cadre des promesses de soutien au pouvoir d’achat suite au mouvement des gilets jaunes.

Pebble 2 : la montre originale a été revue à notre plus grand bonheur

 
 Pebble a lutté pour rester pertinente dans un marché qui est maintenant dominé par la smartwatch d’Apple, et dans une moindre mesure, une flotte de smartwatches Android Wear. Mais, la firme revient en 2016 en frappant un grand coup en annonçant un trio de nouvelles montres connectées.
La Pebble 2 est une montre qui vient remplacer la Pebble classique, que nous avons appris à aimer, et a été rejointe par un modèle plus premium, la Pebble Time 2, et le nouveau Pebble Core, qui vient sans écran.
Les trois modèles arrivent avec les caractéristiques phares que l’on peut attendre d’une montre connectée dédiée au suivi de l’activité, et est également dotée d’un capteur de fréquence cardiaque pour un suivi précis du rythme cardiaque, la mettant à un pied d’égalité avec ses rivales Apple et Android.

Pebble 2 : date de sortie et prix

À nouveau, Pebble a choisi d’aller sur Kickstarter pour le lancement de sa Pebble 2, sa Pebble Time 2 et son Pebble Core. Cela signifie qu’il faudra attendre entre la fin de la campagne (qui a débuté) et le moment où les produits arriveront à nos poignets.


Concernant la date de sortie de la Pebble 2, la montre est prévue d’être expédiée à partir du mois de septembre — en supposant que tout se passe comme prévu. Cela ne devrait pas poser de problème, étant donné que Pebble est maintenant un vétéran du monde du crowdfunding après avoir réalisé avec succès plusieurs campagnes par le passé. Cela signifie que sa chaîne d’approvisionnement devrait être prête à la fin de la campagne Kickstarter.
Pour ceux qui sont arrivés tôt sur la campagne Kickstarter, ils ont pu mettre la main sur la Pebble 2 pour 99 dollars. Désormais, Pebble demande 129 dollars pour l’acquérir.

Pebble 2 : conception

Vous pouvez choisir la Pebble 2 en cinq coloris, et heureusement, elle arbore un design plus mince (39,5 x 30.2 mm) par rapport à l’encombrante Pebble qu’elle remplace.
Elle n’est pas vraiment mince (9,8 mm), et elle semble être plus longue que la plus légère Pebble Time 2. Néanmoins, et comme mentionnée précédemment, elle devrait rester plus agréable que la Pebble originale une fois sur votre poignet. Néanmoins, à contrario de sa grande sœur, elle n’est pas premium. Le polycarbonate est encore le matériau de choix, mais cela permet de maintenir le coût et le poids (31,7 g) vers le bas.

Pebble 2 : design

Le familier trio de boutons orne le côté droit de la montre, tandis qu’un quatrième bouton se trouve sur le côté gauche. Il y a un microphone intégré vous permettant d’enregistrer des notes vocales, et la Pebble 2 est également résistante à l’eau jusqu’à une profondeur de 30 mètres, ce qui signifie que vous pourrez prendre votre douche sans problème.

Pebble 2 : écran

Pebble a opté pour la même technologie d’écran e-Ink que l’on a découvert sur sa première smartwatch. La Pebble 2 dispose donc d’un écran e-Paper de 1,26 pouce avec une résolution 144 x 168 pixels. Un verre Gorilla Glass 3 est apposé pour bien la protéger.
Il n’y a pas de couleur, juste un fort contraste noir et blanc. Cela signifie qu’il est super facile de lire ce qu’il y a d’affiché sur la montre, même en plein soleil. Mais, vous ne recevez pas toutes les joyeusetés que peut apporter un écran couleur.

Pebble 2 : compatibilité

Pebble 2 : compatibilité

L’un des gros avantages des montres Pebble est leur capacité à fonctionner à la fois avec iOS et Android. Vous pouvez utiliser la Pebble 2 avec l’iPhone 4S ou un modèle supérieur, et avec au moins iOS 8 installé. Pendant ce temps, sur la plate-forme de Google, vous aurez besoin d’un smartphone fonctionnant sous Android 4,3 Jelly Bean ou une version ultérieure. Malheureusement, pour les utilisateurs sous BlackBerry et Windows Phone, il n’y a actuellement aucun support pour vous.

Pebble 2 : caractéristiques

Au cœur de la Pebble 2, vous allez retrouver un processeur Cortex M4 ARM exécutant Pebble OS sur l’écran e-Paper. La connectivité Bluetooth 4.1 permet à la Pebble 2 de se connecter à votre smartphone, mais il n’y a pas de Wi-Fi ou de puce GPS incrustée. L’inclusion du capteur de fréquence cardiaque va permettre à la smartwatch d’offrir de meilleures statistiques lors de votre activité physique.
Elle est très dépendante de votre smartphone, et sans lui, la Pebble 2 ne sera pas en mesure de faire autre chose que montrer l’heure et la date.
Enfin, la Pebble 2 a une excellente autonomie, puisqu’elle devrait offrir 7 jours d’utilisation sur une seule charge.

Apple aussi a bien avancé avec sa voiture sans chauffeur

 

On savait la firme Apple capable de garder le secret sur un smartphone ou un PC, mais elle démontre sa capacité à protéger le secret de ses produits, même quand ils ont la taille d’une voiture sans chauffeur !


Finalement, Apple a lui aussi très bien avancé dans le domaine de la voiture sans chauffeur, mais travaille nettement plus dans le secret que ses concurrents, Tesla ou Google. Le projet Titan a très bien progressé et la firme de Cupertino annonce le début des essais et une mise sur le marché probable en 2020.

Apple sur le point de tester sa voiture sans chauffeur en toute discrétion

Le projet Titan de la firme à la pomme concerne la conception d’une voiture révolutionnaire, électrique, connectée et totalement autonome. Apple semble avoir terminé le gros du travail puisqu’il serait à la recherche d’une piste d’essais pour tester ses modèles incognito. Une base militaire désaffectée serait d’ailleurs le lieu possible de ces essais. La base de GoMentum Station, à Concord en Californie, serait l’endroit que la firme de Cupertino aurait prévu d’utiliser pour faire des tests à grande échelle, un lieu où l’on trouve justement de tout, des ponts, des tunnels, des carrefours, plus de 30 kilomètres de routes en plus ou moins bon état.
Des conditions parfaites pour bien tester les futures voitures autonomes d’Apple et leurs comportements avec les autres véhicules présents dans son environnement direct. A ce jour, on ne sait pratiquement rien de l’Apple Car, ni sur son design, ni sur ses capacités, le géant américain est parvenu à conserver une fois de plus, un total mystère sur son produit. On sait uniquement que ces derniers mois, la firme à la pomme a débauché des salariés chez Tesla et Mercedes.
La date de lancement de cette voiture sans chauffeur est 2020, mais Apple ne sera pas seul dans ce secteur, car Google, Tesla, mais aussi d’autres constructeurs automobiles dont les voitures sont précisément le cœur de métier comme Ford, Volvo, Nissan, Audi ou Mercedes seront de rudes concurrents.

Tuto : Comment utiliser des applications Android depuis votre Mac ?

 
Il y a quelques semaines, les développeurs de Bluestack ont mis à disposition la version finale de leur émulateur Android sur Mac. Pour les utilisateurs les moins avertis, voici la marche à suivre afin installer l’application.
L’émulateur Bluestack a la particularité de fonctionner grâce à des serveurs distants, ce qui veut dire que l’application est lancée sur une machine à distance puis retransmise sur votre Mac. Un service proche de ce que propose PlayStation et son service Now qui permet de jouer à des jeux PS4 depuis sa PS Vita. Grâce à cette technologie, il n’est pas nécessaire d’avoir une grosse configuration pour pouvoir jouer ou accéder à des applications gourmandes en puissance. Néanmoins, une bonne connexion Internet sera nécessaire pour pouvoir apprécier le service. Bon point, l’application est entièrement gratuite et l’éditeur revendique une compatibilité avec 96 % des applications Android et 86 % des jeux. Passons maintenant à l’installation du système sur votre Macintosh. Notez que l’application fonctionne parfaitement sur la dernière version bêta d’OSX El Capitan.

Télécharger BlueStacks

Rendez-vous sur le site Internet pour télécharger l’émulateur. Cliquez simplement sur « Download for Mac ».
Une fois téléchargée, ouvrez l’archive, puis double cliquez  pour lancer l’installation de l’émulateur. Vous pouvez également glisser l’application directement dans le dossier « Applications ».
Lors du premier lancement, il sera nécessaire de choisir si vous souhaitez avoir l’accès au Google Play ainsi qu’à la communication entre les applications.
Une fois cette étape réalisée, cliquez simplement sur « Installer » pour commencer l’installation de l’émulateur. À la fin de celle-ci, l’émulateur se lancera automatiquement.

Configurer votre compte Google

Pour pouvoir télécharger vos applications favorites, il est nécessaire de lier un compte Google. Pour ce faire, cliquez sur le bouton « Toutes les applications », accessible dans la rubrique « Récemment jouée ». Une fois sur cette page, cliquez sur l’application « Paramètres Bluestack » (icône avec la roue crantée)
Les paramètres sont plutôt complets. Vous pouvez modifier la langue et la méthode de saisie. Ici, seule la catégorie « Gérer les comptes » nous intéresse : cliquez dessus puis sélectionnez « Google » pour ajouter votre compte Google. Il vous sera ensuite possible de jouir du store applicatif.
Notez que lors de la notre test, le clavier physique n’était pas très bien pris en charge (touche de suppression non détectée). Vous pouvez activer le clavier virtuel d’Android pour résoudre le souci ou utiliser des raccourcis clavier. Par exemple, pour désactiver les majuscules, appuyez simplement sur ⌥+⇧.

Installer des applications depuis le Google Play

Pour installer des applications depuis le Google Play, il est nécessaire d’effectuer une recherche puis de cliquer sur le bouton « Rechercher (Jeu) » pour accéder au store. Il est dommage que le Play Store ne soit pas accessible directement grâce à une icône sur l’accueil.
L’accès au Play Store est entier et vous accédez aux mêmes catégories que sur votre smartphone ou sur votre tablette Android.
Pour notre test, nous avons décidé de lancer une petite partie sur le nouveau titre de Bethesda, Fallout Shelter sorti fraîchement sur Android. L’installation s’est déroulée sans accroc, bien qu’il ait été nécessaire d’installer dernière version de Google Play Jeux pour pouvoir démarrer le titre.
L’expérience de jeu y est très bonne, similaire à celle sur un Samsung Galaxy S6. Le zoom grâce à un pincement sur le trackpad est bien pris en charge par l’émulateur. Néanmoins, en passant l’application en plein écran, on aperçoit assez rapidement les pixels. Nous vous conseillons de garder l’émulateur en mode fenêtre pour profiter pleinement des graphismes.
Google Now fonctionne lui aussi parfaitement, il est possible d’accéder à l’ensemble de vos cartes. L’utilisation de la recherche vocale fonctionne également.
Malheureusement, il n’est pas possible d’utiliser un launcher alternatif. En effet, lors du lancement du launcher de Google, le système nous indique qu’il est nécessaire de désactiver les paramètres par défaut du lanceur d’application. Hors, la fonction n’est pas accessible sur le lanceur mis en place en par les développeurs. Dommage pour ceux qui souhaitent retrouver une véritable expérience proche de leur smartphone.
La caméra est également détectée par l’émulateur, malgré tout une certaine latence est présente et il est nécessaire d’exporter votre cliché vers Facebook ou Twitter pour le récupérer, d’autant plus que le système supprimera automatiquement votre photographie après avoir quitté l’appareil photo. Mais il peut être pratique pour les utilisateurs de Snapchat, par exemple.
 Vous noterez la piètre qualité de la caméra du MacBook Air…
L’émulateur Bluestack peut être une bonne solution pour les utilisateurs souhaitant profiter d’une application ou d’un service non disponible sur Mac OS. L’expérience est assez proche d’Android, malgré une certaine limitation mise en place par les développeurs et des performances à revoir sur certaines applications. D’autres solutions existent pour émuler le petit robot vert sur votre Mac, comme Genymotion ou encore la solution mise en place par Google lui-même pour ceux souhaitant émuler Android sur OSX.

Apple affûte ses armes pour devenir opérateur mobile

 

   Apple discute avec les opérateurs mobiles aux Etats-Unis et en Europe pour lancer son propre service de téléphonie.
Apple est en discussion avec les opérateurs américains et européens pour lancer son propre service de téléphonie et data mobiles en tant que MVNO (opérateur de réseau mobile virtuel), rapporte Business Insider. Apple pourrait exploiter les infrastructures de plusieurs d’entre eux pour proposer les services les plus en adéquation avec les besoins des utilisateurs. Ces derniers n’auraient alors qu’un seul interlocuteur : la firme de Cupertino dont ils glisseraient la SIM dédiée dans leurs smartphone (reste à savoir si l’offre sera réservée exclusivement aux iPhone ou bien à l’ensemble des téléphones mobiles).
Le constructeur de l’iPhone a déjà montré ses ambitions pour le secteur des télécoms. L’année dernière, il lançait l’Apple SIM. Exclusivement dédiée aux iPad Air 2 et Mini 3 4G, la puce dédiée permet à l’utilisateur de choisir un forfait mobile data parmi les offres de quatre opérateurs (le britannique Everything Everywhere (désormais propriété de BT) et les Américains AT&T, Sprint et T-Mobile). Cette carte SIM propriétaire s’inscrit comme une première incursion dans le monde des télécoms qui pourrait à terme permettre à Cupertino de couper le cordon entre l’utilisateur et son opérateur d’origine.

Pas avant 5 ans

Mais rien ne presse visiblement. Apple qui discute depuis des années déjà avec l’industrie des télécoms pour poser un pied dans la place pourrait mettre encore des années avant de lancer son offre. Business Insider rapporte que Cupertino pourrait affiner ses plans pendant 5 ans encore avant de devenir MVNO. Il entend notamment maîtriser plusieurs services internes dont iCloud Voicemail, un service chargé de retranscrire les messages téléphoniques vocaux stockés chez l’opérateur du client en utilisant l’assistant vocal Siri. Le service de récupération des messages, dont le test vient tout juste de démarrer, pourrait ainsi faciliter la rupture du lien entre ses futurs clients mobiles et leurs opérateurs actuels.
Apple n’est pas le seul constructeur à vouloir s’inviter aux côtés des opérateurs télécoms, si ce n’est à leur place. Google a, de son côté, officialisé son statut de MVNO en lançant, en avril dernier, le Project Fi. Pour l’heure limité au seul territoire américain et au smartphone Nexus 6, Project Fi automatise les connexions entre les réseaux de Sprint et Verizon selon les services les mieux appropriés pour l’utilisateur (y compris sur les réseaux Wifi des opérateurs). Si Google a su convaincre deux partenaires aux États-Unis, il restera à vérifier la capacité d’Apple à en faire autant… au risque de reléguer les opérateurs d’infrastructure à de simples fournisseurs de tuyaux de communication sans valeur ajoutée.

Apple : des records et des faiblesses pour les résultats trimestriels

 





   










 Des ventes d’iPhone plus faibles qu’escomptées provoquent une chute du titre Apple sur le Nasdaq. La firme progresse toutefois dans la plupart des compartiments.
Apple publie une nouvelle fois des résultats trimestriels records, avec un chiffre d’affaires en hausse de 32,5 %, à 49,6 milliards de dollars. Le résultat net fait lui aussi un bond, en passant le cap des 10 milliards de dollars (10,7 milliards, +37,8 %). Le bénéfice par action se fixe à 1,85 dollar, contre 1,81 dollar attendu par les analystes.
« Le trimestre a été fantastique, avec des ventes d’iPhone en augmentation de 59 % par rapport à l’année dernière (NDLR, en revenus), de fortes ventes de Mac, une performance historique des services, générée par l’App Store, et un excellent démarrage de l’Apple Watch, » déclare Tim Cook, CEO d’Apple.

Des ventes d’iPhone décevantes

Voilà pour la réaction officielle. La réalité est toutefois moins rose. Le succès de la Watch n’est pas aussi important qu’attendu, et les ventes d’iPhone, quoiqu’en forte croissance sur un an (+35 % en volume), plongent par rapport au précédent trimestre (-22 %).
47,5 millions d’iPhone ont été écoulés, ce qui reste en dessous des attentes des analystes, qui tablaient sur 48,8 millions. Les ventes continuent à s’effriter sur l’iPad, avec seulement 10,9 millions d’unités distribuées sur le trimestre, soit 18 % de moins qu’un an plus tôt.
Pour le prochain trimestre, la firme prévoit de réaliser un chiffre d’affaires compris entre 49 et 51 milliards de dollars, contre 51,1 milliards de dollars prévus par les analystes. Cette série de nouvelles en demi-teinte a provoqué une chute de l’action Apple dans les échanges après séance : -6,85 % (121,8 dollars), à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Apple Music : doit-on vraiment l’attendre sur Android ?


      Apple a lancé iTunes en 2003. À l’époque, Apple était le sauveur de toute une industrie, face au piratage. Douze ans plus tard, Apple lance Apple Music, un service de streaming musical. L’attente était importante pour les macophiles, mais la donne est différente : Spotify, Deezer, Tidal, QoBuz, Google Play Music sont présents sur le marché depuis longtemps… Les acteurs sont nombreux sur ce créneau et les offres se valent, tant au niveau du prix que du catalogue ou de la qualité audio. Bref, à quelques mois de l’arrivée de la première application Apple sur Android, nous avons testé Apple Music. Est-ce vraiment le Messie ?



    
       Lorsque Apple a dévoilé Apple Music (Musique) à la WWDC 2015 le 8 juin, le PDG et fondateur de Spotify – Daniel Ek – a tweeté deux mots : « Oh ok. » Le tweet a depuis été supprimé, mais il montre que l’arrivée de Apple Music n’est pas spécialement une bonne nouvelle pour les acteurs du marché, pour Spotify mais aussi le français Deezer.

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que Spotify lance sa contre-attaque, avec des offres promotionnelles, mais aussi des annonces : le 10 juin, deux jours seulement après l’annonce d’Apple Music, Spotify a publié un billet sur son blog officiel pour annoncer un total de 20 millions d’abonnés payants, et 75 millions d’utilisateurs actifs. Le résultat de 5 ans d’effort.

Depuis le 30 juin, Apple Music est disponible sur OS X et iOS. Il arrivera ensuite sur Windows, Apple TV et Android, d’ici l’automne. D’ailleurs, il s’agira de la première application Apple pour Android, ce qui me fait penser à notre blague du 1er avril 2014.

En réponse, Spotify et Deezer ont lancé des campagnes de promotion, ils ont également accéléré le développement de leurs fonctions, en intégrant les podcasts. Un peu plus de qualité sonore, mais aussi (et encore) des campagnes promotionnelles.
Tableau de comparaison des différentes offres de musique en ligne




    Même si le lancement d’Apple Music est à prendre avec des pincettes – déploiement rapide avec iOS 8.4 (du fait que l’application est pré-embarquée sur la nouvelle version d’iOS) et les trois mois offerts de service – il y a tout de même des choses à analyser. Comme Beats 1, qui génère beaucoup de buzz : il s’agit d’une radio, tête d’affiche d’Apple Music. Apple a également lancé diverses campagnes sur les réseaux sociaux, comme Twitter et Facebook – avec des posts sponsorisés. Une première.


Il faut aussi souligner qu’Apple Music n’est disponible (pour le moment) que sur OS X et iOS. Evidemment, les macophiles sont ravis. Enfin, presque tous. Apple Music, par exemple, ne fonctionne pas sur Sonos. Et ce n’est qu’un exemple. Il est également impossible d’importer ses playlists, que l’on a pris du temps à créer sur tous les autres services. À ce propos, je vous conseille Soundiiz, qui permet de facilement partager et convertir ses playlists, Tidal, Spotify, Weezer, Rdio, QoBuz, SoundCloud, Xbox Music (enfin, Groove) ou encore Google Play Music.

Autre point important, les apps. Quand on voit également la tonne d’apps et de services que l’on retrouve chez Spotify et Deezer (App Studio), Apple Music accuse un gros retard.

Mais qu’en est-il vraiment ? Je teste le service depuis quelques jours, gros utilisateur de Google Play Music, Spotify, Weezer, Qobuz… je vous livre ici mes premières impressions.





L’histoire commence avec des bulles
   
    Dès l’inscription, Apple Music vous pose quelques questions sur vos goûts. Avec un schéma sous forme de bulles, vous n’avez qu’à cliquer sur les genres musicaux que vous aimez, ou à faire disparaître ceux que vous n’aimez pas. Ensuite, l’opération est à refaire avec les groupes et les chanteurs sélectionnés par Apple. Ce sont des grands noms, mais Apple réussit à viser assez juste pour ma part, du Benjamin Biolay mais aussi The Killers.
à moi de choisir

    Grâce à cette sélection, Apple Music est en mesure de me recommander des artistes, mais aussi des albums et des playlists. Notez qu’à chaque rafraîchissement de la page principale, de nouvelles recommandations apparaissent. C’est finalement un bon point pour commencer à utiliser ce service, surtout que l’import de playlists est impossible. Sur Spotify et Weezer, c’est un problème que j’ai connu – il était difficile de découvrir de nouveaux artistes (hormis les TOP) et j’écoutais toujours les même playlists… mais les services ont beaucoup évolué ces derniers temps avec l’ajout de fonctions de recommandation.

   Sur Spotify, dans l’onglet recommandation, on peut aussi découvrir de nouveaux genres mais aussi des playlists, en fonction du moment de la journée mais aussi des événements. Par exemple, en ce dimanche plutôt rafraîchissant (surtout par rapport aux derniers jours de canicule), Spotify, par exemple, me recommande une playlist pour faire du sport, et une autre pour faire du ménage.


5 onglets, c’est déjà beaucoup

    Côté expérience utilisateur, ce n’est pas si simple que cela. L’application utilise un menu situé en bas de l’écran avec différents onglets, qui suit les guidelines des applications iOS.


  • Pour vous : recommandations de musique en fonction de ses goûts
  • Nouveautés : comme son nom l’indique, une liste des nouveaux albums et nouveaux titres
  • Radio : accès aux radios, dont Beats 1

  • Connect : possibilité de suivre des artistes, comme s’il était possible de suivre des pages sur Facebook, l’aspect social est poussé avec la présence de commentaires, de « likes » et du partage
  • Ma musique : possibilité d’accéder aux titres « hors-ligne », mais aussi à la musique acheté sur iTunes et autres MP3 stockés (dans le nuage) sur le service iTunes Match

« Pour vous », de la recommandation à gogo

Vous obtenez vos cinq onglets. Cela commence avec « Pour vous », qui présente de la musique en grande partie basée sur les choix que vous venez de faire lors du premier lancement de l’application.
pour vous



       Même si on retrouve des playlists éditoriales réalisées à la main chez Deezer et Spotify, Apple a basé une bonne partie de son système de recommandations sur le travail d’experts venant de Beats Music. Toute cette partie chez Spotify et Deezer est géré par un algorithme, basé sur ce que vous écoutez et vos styles de musique préférées.



« Radio », Beats 1 et les autres radios

Beats 1 est une fonction que certains utilisateurs vont adorer… les autres ignoreront sans doute cette fonction de radio. Ces radios sont gérées, théoriquement, par de vraies personnes – comme les radios de la bande FM. Ce qui implique qu’il y a en effet des répétitions. La radio « Rap français » semble même tourner en rond…




























    
 Les principales radios, comme Beats 1, pourront même bénéficier d’exclusivités, et d’invités VIP. Une bonne idée.


« Connect », la partie sociale

Avec Connect, Apple fait dans le « Social ». Vous pouvez ainsi suivre des artistes, les « liker », commenter et partager tout ça. Les artistes peuvent également partager des photos, des vidéos, des textes avec leurs fans, à l’image des pages Facebook.
    Cela peut être une vraie différentiation par rapport aux autres services, qui donnent peu la parole autres artistes. Néanmoins, Apple n’a jamais réussi à faire dans le social. Je suis sceptique sur l’évolution de ce service… Laissons-lui le bénéfice du doute.


« Ma musique », le bordel

Dans « Ma musique », c’est le bordel. On retrouve les titres achetés depuis plusieurs années sur iTunes, les playlists créées sur Apple Music, les MP3 stockés sur le service Apple Match… et tout est mélangé, avec les anciennes playlists également. Il est même impossible de dissocier les titres stockés localement, de tout ce qui est ligne.





    D’ailleurs, cela m’a rappelé l’existence d’Apple Match. Ce service Apple permet de stocker vos fichiers de musique sur les serveurs d’Apple pour une vingtaine d’euros par an, de sorte que vous pouvez les écouter à partir de votre ordinateur, votre iPad et votre iPhone. Bientôt sur Android… Avec iCloud Music Library, Apple scanne toute la musique que vous avez achetée sur iTunes ou ajouté à iTunes sur votre ordinateur (à partir d’un CD par exemple). Ce scan va lui permettre de « déverrouiller » des chansons qu’il peut trouver dans le catalogue iTunes, ce qui les rend disponibles partout. Pour information, Google Play Music le propose gratuitement pour plusieurs milliers de fichiers.





Des défauts de jeunesse…

    Créer sa propre playlist n’est pas si facile. Une fois que vous avez sélectionné une chanson que vous souhaitez ajouter à une playlist, vous ne pouvez l’ajouter qu’à une playlist existante, car il n’y a pas d’option pour en  créer une nouvelle. Sûrement un défaut de jeunesse qui sera corrigé assez vite.
Et même des clips !


       Pour bricoler vos propres listes, vous devez utiliser le bouton « Plus » à côté de la piste désirée. Toutes les playlists, albums et les morceaux individuels peuvent être sauvegardés pour les écouter hors ligne (indispensable pour ceux qui ne veulent pas épuiser la quota de données, mais aussi pour ceux qui ont l’habitude d’emprunter le métro). Cependant, il n’y pas d’icône à côté d’une playlist téléchargée pour indiquer qu’elle est (justement) sauvegardée pour une écoute hors ligne.


J’ai également eu des difficultés à me rendre sur la page d’un artiste, à partir d’une chanson. Encore des défauts de jeunesse qui compliquent l’expérience utilisateur.



La qualité sonore : un critère important ?

   Quid de la qualité ? Elle est dans la moyenne, globalement. Deezer compresse les morceaux en MP3 jusqu’à 320 kbit/s, Spotify utilise du OGG Vorbis (jusqu’à 320 kbit/s) et enfin Apple Music utilise l’AAC en 256 kbit/s. Si la qualité sonore est un point important pour vous, mieux vaut se diriger vers QoBuz qui propose de la qualité Hi-Res 24 bits sur une bonne partie de son catalogue. Mais peut-on vraiment choisir un service de streaming en fonction de ce critère ? Tout dépend de votre matériel, mais avec 97 % des produits « son » sur le marché, vous n’arriverez pas à vous rendre compte d’une quelconque différence de qualité sonore.


Alors, Apple Music : le Messie ?

   Apple Music emprunte des idées partout, l’interface utilisateur est plutôt propre à l’image de Rdio – même si on retrouve beaucoup de menus comme sur iTunes, le catalogue est énorme comme Spotify (et les autres), et enfin l’éditorialisation (humaine) se ressent. C’est un service engageant et convaincant, qui n’a cependant pas réussi à me faire oublier Spotify. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est l’intégration avec Siri, l’assistant vocal d’Apple (Google Now s’est récemment ouvert aux applications et services tiers). Il ne faut pas oublier également Beats 1, avec des radios fraîches et de qualité. Enfin, j’ai apprécié la présence de quelques clips vidéos, mais sans qualité HD. Pour être franc, pour l’instant, quand j’ouvre Apple Music… je lance Beats 1, à contrecœur. Apple a déjà réussi ça, mais ça ne suffira assurément pas. Je vois beaucoup d’utilisateurs mécontents, mais tous profitent des trois mois d’abonnement offerts – le temps pour Apple de corriger tout ça ? Pour ma part, j’ai réglé le renouvellement automatique de mon abonnement sur « off ». On verra lors du lancement sur Android…